Je n’ai pas, hélas ! l’honneur et le privilège de bénéficier des avantages du salon d’honneur de notre hangar national, ou d’une flèche pour mes déplacements, toutefois du haut de mon statut de citoyen ordinaire, une utilisation décente des espaces de l’aérogare, ou des feux rouge devrait être tout aussi ordinaire pour des gens de mon acabit.
La gestion de l’aérogare reflète une mauvaise image des Sénégalais, surtout lorsque l’on connaît les standards internationaux dans ce domaine.
Un « peuple » hétéroclite a complètement colonisé l’espace : vendeurs à la sauvette, trafiquants en tout genre, mendiants, déficients mentaux …que sais-je encore.
Imaginez un instant le regard inquiétant et méprisant que les étrangers de passage doivent porter sur nous. Surtout que les taxis en fin de carrière servent de berlines pour relier le centre ville. Quelles techniques d’accueil pour un pays à vocation touristique.
Le syndrome Sénégalais est passé par là. Sandaga, ce n’est pas qu’un marché, c’est un état d’esprit. Le mode de gestion de l’espace rural est entrain de détruire Dakar. Lieu de travail, lieu de vie, lieu de loisir dans un même espace. L’indifférenciation des espaces induit donc, logiquement une continuité et une confusion des activités.
Espace public ne signifie pas pour nous espace à partager, c’est plutôt populaire, il appartient à personne, chacun en fait ce qu’il veut.
Mais au delà de l’analyse explicative, il me semble que ce dont nous souffrons le plus dans ce pays c’est le laissez aller, pire c’est le « laissez-deux » les adeptes de la petite reine sauront se reconnaître. Les droits et les privilèges que nous confère notre poste de travail, alors ça ! on ne rigole pas avec, par contre les devoirs et les responsabilités c’est pour les autres.
De fil en aiguille personne n’est responsable de rien, la conséquence qui en découle est l’existence de toute une filière de propagation des missions non assumées. Plus de feux rouge qui marchent dans Dakar, le seul qui nous fait un petit coucou de temps en temps se trouve évidemment devant le palais de Ramsès. Des exemples de ce genre sont dans la rue, dans les bureaux, bref partout.
Entre nous, les yeux dans les yeux je ne crois pas, alors pas du tout, au développement du Sénégal avec un tel mode de management.
Sarkozy dit que les Africains ne sont pas responsables, je souscrits entièrement à cette affirmation, mais son seul tord c’est d’être blanc. Il me semble que la meilleure des répliques qu’on puisse lui faire, c’est d’avoir des comportements responsables de l’ouvrier au Président de la république, tout le reste n’est que pure théorie.







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