Photo 1 avant : La banque Sénégalaise hautaine et altière attendait que ses usagers viennent vers elle,
au point que jeune, je pensais que les banques fabriquaient l’argent,
qu’elles n’avaient pas besoin de bénéfices et que les gens étaient
obligés d’aller jusqu’à Dakar pour toucher leur salaire.
Photo
2 après : Suite à une cure de jouvence, elle est devenue moderne et
bien sûr plus modeste car elle va vers ses clients, c’est la politique
de la proximité du fait de la promiscuité dans le secteur.
Ce changement tient en un seul mot : la concurrence, c’est dire qu’elle est facteur de progrès lors qu’elle est bien organisée.
Tout
le monde s’accorde sur l’impérieuse nécessité d’ouvrir notre économie,
mais de quelle ouverture avons- nous besoin ? Cette assertion est
souvent considérée comme un paradigme, une idée unique, sui généris
qu’il faut soit partager ou au pire se taire.
La
tyrannie du couple « investissement/emplois » a fini de rendre myope les
plus regardants. Le tourisme Sénégalais extravertie dont on a
tellement chanté ses louanges, allant jusqu’à le qualifier de secteur
hautement stratégique, contribue de manière hautement négligeable à la
formation de la valeur ajoutée nationale.
L’investissement
étranger, c’est très bien, mais elle doit accompagner et non déterminer
une stratégie sectorielle. Au Sénégal la banque, les assurances sont
essentiellement étrangères, d’autres secteurs sont également dans le cas
similaire.
Bien évidemment le secteur privé national n’y est pas exclu, mais une discrimination
positive renforcerait au moins leur présence, ceci pour simplement
maîtriser notre politique économique et monétaire. Mêmes chez les
chantres du libéralisme, les secteurs stratégiques à défaut d’être sous
le contrôle des nationaux, ces derniers gardent leur pouvoir
d’influence.
Alors
et le secteur privé national Sénégalais! Il lui reste encore beaucoup
de bastille à prendre. C’est déjà bien que dans les BTP qu’il tient la
dragée haute face aux multinationales : un fait rarissime en Afrique
Noire.
Dans
l’industrie les nationaux sont quantités négligeables, il est vrai que
nous n’avons pas une tradition industrieuse, toutefois avec le boom de
l’immobilier nous importons des milliers de tonnes de carreaux, de
plomberie, du matériel électrique…voilà une opportunité de créer des
dizaines de PME/PMI : objectif clair, réaliste, cohérent et réalisable
d’une politique d’industrialisation bien conçue.
Baye Ibrahima DIAGNE






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