Senghor s’occupait de culture, aux français l’économie. Diouf était un administrateur de problèmes,
mais
ne pensait pas solutions. Wade par contre est plus audacieux dans son
approche, mais reste dans le wave. Toutefois, ils ont tous un trait
commun, ils sont des produits finis de l’école coloniale : la génération
coloniale, pardon génération abstraite.
A
preuve certains postes d’assistants techniques dans des domaines de
souveraineté sont toujours occupés par la puissance coloniale depuis
1960.Que je sache une assistance ne peut être à durée indéterminée,
auquel cas trouvons un autre terme.
Diouf
dans les années quatre vingt nous étions étudiants en France, au
journal de 20h sur antenne 2 en prime time disait : « Aidez-nous !
Aidez-nous ! sinon…… ». Je ne parle même pas de Senghor pour qui le
Sénégal était encore dans les DOM-TOM point barre.
Wade :
à la sortie de sa première rencontre avec Sarkozy le nouveau président
français sur le perron de l’Elysée dixit : « je veux de l’aide pour les
nouvelles universités et la construction de lycées
techniques… ». Mon dieu comment peut-on passer notre vie
« d’indépendants » à quémander publiquement toujours le minimum régalien
pour un Etat. Pendant qu’on y est du carburant pour nos voitures et du
riz pour notre thiébou dieune national. Un zeste de pudeur quand même.
Moi
Sarko me convient parce qu’il s’occupe d’abord de son pays, que les
Présidents Africains en fassent autant. Au cas contraire je propose une
solution au tonique président Français : Activer le droit d’ingérence
migratoire, en quoi faisant, en mettant en place un coefficient
d’immigrés clandestins par pays (CICP). Si le seuil d’alerte est
atteinte N fois (N est à déterminer en fonction des critères taille de
la population, ressources naturelles, régime politique…) sur une période
donnée P1, P2, P3. A chaque degré d’intensité correspondra une série
d’actions bien précises.
P1 = intensité Niveau 1 le pays est sous surveillance pré-positionnement des forces terrestres et navales.
P2 = intensité niveau 2 le pays est sous administration indirecte, les autorités locales travaillent sous les ordres de forces étrangères.
P3
= intensité niveau 3 le pays est sous administration directe, les
forces étrangères gèrent elles-mêmes le pays, le transforme en TOM.
Ainsi tous les habitants du pays émetteur de CICP de type P3 deviennent
systématiquement des Français, donc plus d’immigrés clandestins.
Au
cas où le Président Français n’est pas preneur, je me permettrai de
faire une proposition cette fois-ci à mon pays. Il faut inscrire en gros
caractères dans notre constitution que l’Etat du Sénégal et ses
représentants ne peuvent recevoir de l’aide ni en numéraires, ni en
nature d’un pays ou d’une tierce personne.
Ce
dispositif nous imposera de compter exclusivement sur nous mêmes
d’avoir des relations de partenariat justes et équitables, d’être
dignes, de nous faire respecter. Car un enfant qui grandit avec l’image de son président qui demande de l’aide, concevra l’aide comme une hérédité.
Alors
qu’on devait lui inculquer dès le bas âge qu’une bouche qui demande a
toujours mauvaise haleine. Je pense que sur le plan individuel la
facilité avec laquelle les Sénégalais tendent la main n’est pas
étrangère aux pratiques d’en haut : les chiens ne font pas des chats.
Si
nous voulons des universités et des lycées techniques commençons
d’abord par gérer rigoureusement le budget national ici à Dakar et non à
Paris.
Dans
la même logique le port de Dakar ne se trouve pas à bordeaux, les lois
anti-trust sont d’essence purement libérale, l’Etat du Sénégal peut
légitimement décider que dans tel secteur la trop forte présence d’une
entreprise voire d’un groupe d’entreprises de même origine fausse les
règles de bonne concurrence et favoriser ainsi une politique de
diversification.
Je
me pose la question de savoir si la concession dont bénéficie
actuellement ce groupe avait fait l’objet d’un appel d’offre transparent
à l’époque ? Il y a encore d’autres bastilles à prendre.
Bref, qui disait que
la France n’a pas besoin de l’Afrique ?
la France n’a pas besoin de l’Afrique ?
Baye Ibrahima DIAGNE






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