mercredi 28 décembre 2011

L’accent aigu de notre croissance économique



Dans le cercle très fermé des pays les plus aidés de la planète, eh oui détrompez-vous  l’aide est hyper sélective ne rentre pas qui veut dans ce must BCBG. Ils ont l’honneur et le plaisir d’accueillir, le SENEGAL, l’inimitable, l’inégalable, le spectaculaire à la 19 ème  place mondiale et 11 ème africaine. Qui dit mieux.
En décrypté chaque année on se gave de plus de 550 MILLIARDS de francs CFA, soit 1 MILLIARD cinq cent millions par jour et 50 000 CFA pour chaque Sunugalien. Sans oublier pour 2004 les 258 MILLIARDS de francs CFA d’annulation de dettes pour bonne conduite.
Restons dans le ranking, l’appréciation de l’environnement des affaires dans 155 pays, place le Sénégal au 132 ème rang, Ce n’est pas grave ils sont jaloux. Nos agences et autres VRP de la théorie sur l’investissement ont abattu un travail tellement colossal que nous allons devenir sous peu un lion économique le stade ultime de l’émergence économique.
Ce jour là, ils verront...
Ils verront que parler de bonne gouvernance n’a rien de suspicieux, elle sera le mode de gestion dominant, mettre les bonnes compétences à la bonne place ne sera plus une affaire de blancs. La proximité même charnelle avec le pouvoir ne sera plus le ticket d’entrée dans les stations de pilotage de l’économie, ni à une arrogance puérile.
Ils verrons le plus bel aéroport, le plus grand port, les plus belles infrastructures routières, la plus belle université pour notre futur, le premier tramway de l’Afrique de l’ouest. S’il vous plaît tous de dernière génération !
Ils verront encore une fois un secteur touristique avec un nouveau design, 5 000 000 de touristes par an.
Ils verront un labyrinthe de trains évidemment électriques reliant les onze régions du pays.
Ils verront Dakar hyper nickel sans marchants ambulants, ni talibés, ni ordures, mais une plateforme de services à haute valeur ajoutée en technologie de l’information, en robotique et en biotechnologie… De grandes écoles de formation bien sûr de dernière génération, attireront des étudiants venant de toute l’Afrique.
Ils verront le nord transformé en Californie, d’où seront exportés fruits, légumes et céréales, l’eau coulera dans le plus petit des villages, les bons impayés seront des reliques de la près histoire de l’émergence.
Ils verront de la lumière jaillir de partout au point de perturber l’horloge bio-chronologique du coq. On utilisera l’énergie perpétuelle du soleil pour nous illuminer dès qu’il se couche. Selon un éminent délirologue sénégalais son extinction est prévue dans 5 milliards d’années, le stock de sécurité est donc loin de s’épuiser. Merci le miséricordieux. 
Les richesses naturelles de Matam, kédougou, kolda, basse casamance seront exploitées de manière rationnelle, ils verront toutes ces contrées devenir des villes modernes et attrayantes. 
Enfin ils verront l’office de l’émigration transformée en immigration car on aura besoin de bras et de cerveaux. Nous seront plus les invités de marque de ce banquet des déshérités, de cette cage dorée nous sortirons, pour voler de nos propres ailes.
Dans le voyage du rêve, l’avantage est qu’on est tous des passagers clandestins, je sors de mon delirium pour revenir à la réalité, le ver est dans le fruit de nos principaux produits d’exportation : l’arachide, la pêche, le coton, le phosphate, le tourisme. Bon « hiver-nage » aux Dakarois.
Au fait quels sont les secteurs qui portent cette croissance bien Sénégalaise, en tout cas l’aide représente environ 15% de notre  Produit National Brut (PNB). A vos calculettes.

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