mercredi 28 décembre 2011

LE SENEGAL SUBMERGENT


Je ne rigole pas la question que je me pose actuellement est d’un sérieux très profond : sommes-nous impropres à l’évolution ?  La visite des experts du FMI me révulse. Les grands blancs sont de retour, on croyait fini cette page de l’histoire. Franchement, ont-ils découvert quelque chose que l’on ne savait pas, sinon pour nous dire que vous êtes des incapables, l’esprit cartésien est naturellement dysfonctionnel chez vous. De plus c’est nous qui avons été les prendre pour bénéficier de la largeur de leur chéquier. Non seulement nous ne retenons jamais les erreurs du passé, mais le pire c’est que les maigres progrès que nous arrivons difficilement à accomplir ne sont jamais cumulatifs. Le Sénégal va très mal, et s’il vous plaît ne me parlez pas de conjoncture internationale, le problème de notre pays ce sont ses dirigeants. Cheikh Anta Diop parlant du chef Africain disait que « Chaque africain est un sujet de sa majesté ». Le président pense qu’il est l’élu de dieu, et non des humains il peut tout dire et tout faire sans rendre compte. Les ministres, les sous-ministres, les chefs et sous-chefs ne font que ce qui fait plaisir au chef même si c’est en mal. Du coup les décisions prises par le chef souffrent d’un manque d’inflexion ( rôle que doivent jouer les sous chefs), de ce système hermétique, voire circulatoire ne peuvent naître que des actes de gestion appauvris.
 J’ai assisté la semaine dernière à une réunion qui me fend le cœur comme disait l’autre, tous les participants d’un niveau de responsabilité leur permettant d’avoir accès à l’oreille de sa majesté étaient tous d’accord sur le désordre, l’indiscipline qui sévit dans le pays. Chacun y allait d’exemples les uns plus époustouflants que les autres: de ceux qui roulent en sens inverse à la destruction prématurée de nos infrastructures à polémique chèrement payées. De cette discussion je me suis fais une religion sur nos tares. Nous avons socialisé l’incompétence. Détrompez-vous l’incompétence ce n’est pas seulement l’absence ou l’insuffisances de connaissances académiques ou de savoirs technique, elle aussi et surtout la défaillance dans la prise de décision. A quoi bon d’avoir le meilleur mécanicien de la terre, si votre voiture est toujours en panne ?    
Ce qui est également surréaliste chez nous, c’est que les indices de pauvreté et de la corruption qui devaient nous faire peur, sont contestés par le magnifique son excellence Docteur El hadji, le président intellectuel ou l’intellectuel des président. Nous avons élu un dirigeant pour qu’il améliore le niveau de bonheur du peuple, et non pour qu’il fasse de la rhétorique sur la formule du bonheur. Quelque soit le mode de calcul de l’indice de mesure, il reste un fait incontestable : le Sénégal est un pays pauvre et corrompu. La corrélation entre ces deux variables est établie depuis belle lurette. L’environnement culturel, sociologique du pays est corruptogéne, la corruption est le mode de gestion dominant entre le citoyen, les entreprises et l’administration. L’agent public est plus dans une logique de « rendre service » aux usagers (terme qui renferme les germes de cette maladie) donc on est obligé de payer le service pour être servi à temps. Les marchés publics sont ponctionnés du service rendu, résultat des courses, ce qui devait coûter 1 se retrouve à 10, si on devait construire 10 écoles on en construit que 5, ce qui devait être fait en 5 ans est fait en 10 ans…La perversion d’un tel système est le pauvre qui devient de plus en plus pauvre. Et quand on est de plus en plus pauvre, on se déshumanise, les enfants deviennent des talibés, les jeunes des marchants ambulants. 
L’exemple le plus éloquent est le secteur de l’énergie, qui a englouti des milliards avec des contre-performances rarement atteintes dans la sous région. Vous savez pourquoi ? Tout simplement par les effets de la socialisation de l’incompétence et le fait corruptif.
Pour l’instant en 2008 le seul conseil que l’on peut procurer à ceux qui voulaient changer la vie des Sénégalais c’est de changer d’avis.
         
-         Cheikh anta diop « chaque africain est un sujet de sa majesté le rapport de transparency sur la corruption et lien avec la pauvreté
-         la crise financière et la réactions des leaders américains
» PENDANT CE TEMPS EVICTION DE MACKY SALL

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