Partir
ou rester ? That’s the question ? Lancinante interrogation d’une bonne
partie de l’élite Sénégalaise, j’ai été très frappé au cours de
différentes discussions que j’ai eu avec beaucoup de nos « chers
compatriotes » assez bien « placés » de cette valse hésitations de
vouloir quitter notre « cher Sénégal ». J’avoue qu’au début je mettais
ces propos sous le compte d’états d’âme passagers, du « spline » quoi. A
la quête de tels propos je suis arrivé à la conclusion, que ce
phénomène relevait belle et bien d’une lame de fonds. Je
comprend avec facilité que des jeunes en rupture franchissent aisément
cette interrogation pour passer à l’acte. Mais qu’un demi siécle après
notre co-dépendance l’élite qui doit tirer le char Sénégal veuille le
quitter est un fait inédit. Quoi que sur le domaine de l’invraisemblable
le tout puissant nous en gratifie à suffisance depuis le début du
deuxième trimestre de l’an Un du deuxième millenaire après J.C. Jeune
Afrique le magazine panafricain de référence dans sa science infuse se
hasarde à un classement douloureux des 100 africains qui font l’Afrique.
Que d’approximations, d’insuffisances voire d’incongruités, nous
essayerons avec beaucoup d’indulgence de ne pas leur en tenir rigueur,
tout en tenant compte du commercial, car eux aussi ils sont victimes de
l’exode des esprits. Après cinquante ans d’existence le fameux J.A. est
toujours édité à Paris, quelques soit les contraintes pour le symbole un
repli vers le continent serait édifiant.
Pour
revenir une seconde sur ce classement, y figurent des personnalités
dont leur compétence et leur intégrité sont reconnues, par contre je ne
savais pas que Bongo, Khaddafi, Nguesso, Moubarack étaient des
bâtisseurs de l’Afrique. No comment. Spécificités
des Onze nominés du Sénégal : trois religieux, deux éminents
intellectuels victimes de l’exode. Je ne fais aucun jugement de valeur,
j’ai fais simplement un constat.
Quand
ça allait mal en Europe de l’est, en Inde et en Chine beaucoup
d’intellectuels de ces pays sont partis. Chez nous ceux qui étaient
revenus au début du deuxième trimestre du deuxième millénaire après J.C.
sont repartis accompagnés par d’autres qui étaient là avant. Enfin,
pour 2008 mon souhait est qu’ils reviennent pour qu’ils soient les
architectes de cette Afrique dont certains esprits essorés veulent que des Bongo, Nguesso et autres en soient les bâtisseurs.







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