Relations sulfureuses, mélange de trop pleins de sentiments contradictoires, telles sont à mon avis les traits caractéristiques des liaisons entre l’Etat et l’entreprise. Jadis cette dernière à l’apogée de sa jeunesse dans les années soixante était belle, rayonnante, et plentueuse. Ses attributs non négligeables attirèrent bien évidemment le non moins jeune ubuesque et lourdaud prince.
Ils se marièrent , le début fut succulent, les signes d’affection et de tendresse rivalisaient
d’ardeur de part et d’autres. Cependant elle savait que son prince
comme dans toute royauté évolue forcément avec une cour discrète peu ou
prou mais obligeamment envahissante.
Le
prince voulait faire d’elle le symbole le plus éclatant de la couronne,
la clé de voûte de ses institutions. Ainsi elle était sollicitait de
partout, ce fait du prince la rendait de moins en heureuse, mais elle
était obligée de s’y soumettre selon les us et coutumes du royaume.
Cette
cour vorace et insatiable a fini par perturber cette relation
naissante, son poids assez lourd était à peine supportable par la
fragile et délicate nymphe. Elle finit par laidir, exangue , atrophiée.
Dr décida de redéfinir le rôle du prince par rapport à sa belle autour du triptyque : Désengagement-impulsion-régulation.
Quelques années plus tard ils eurent beaucoup d’enfants, et le royaume était resplendissant de bonheur.







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