De la
définition de la mondialisation je retiendrai celle de Martin Shaw (in
négrologie de stephen Smith) : « incorporation, plus ou moins du monde
entier en un système unique de relations d’autorité centré sur un
ensemble unique d’institutions, un assemblage fort imparfaitement
intégré d’institutions étatiques occidentales et onusiennes qui domine
plus ou moins la société mondiale toute entière ». Ce concept nouveau
pour caractériser l’ordre économique mondial actuel n’a rien de nouveau
il s’agit simplement d’un glissement sémantique pour aseptiser, voire
moderniser une très vieille réalité.
Justement
parlons de modernité.
Sommes nous capables de nous insérer dans cette
« modernité universelle » ? Je pense que oui mais à la condition de
partir de notre propre définition. Nous avons assimilé tous les produits
matériels de la modernité : les moyens de transport, de communication,
l’électricité, la mécanique l’électronique…au moins sur ce point nous
confirmons l’universalité de l’humain. La véritable difficulté des
organisations africaines (Etats-entreprises-administrations…) réside
dans leur incapacité, j’allais dire congénitale à inventer une modernité
ouverte et performante à l’image des pays d’Asie. Je veux dire une
modernité qui ne mettrait pas en péril nos valeurs culturelles
cardinales parce que constitutives de notre bulding block. Autrement dit
la conception archéologique de notre culture souvent faite de vagues
souvenirs d’un passé mal maîtrisé doit être dépassée. Nous ne devons pas
être prisonniers de notre altérité, au contraire elle doit être une
modalité fondamentale dans la reformulation du modèle de développement
de nos organisations.
La
victimisation historico-politique a souvent été un paravent pour cacher
nos tares de plus elle s’est toujours inscrite de manière permanente
dans l’ordre du justificatif, notre génération doit être celle de la
rupture, celle qui doit tracer la matrice du développement du
continent.
Au Sénégal la pratique montre que nos managers économiques même politiques essaient toujours d’améliorer les points faibles au
lieu d’utiliser les points forts comme rampe de développement. Aux
Etats unis, société de l’hyperspécialisation par excellence, chacun
développe ses points forts, le résultat est là.
Notre
environnement est certes envahi de contraintes, mais nous disposons de
gisements d’opportunités inexploités, les centres d’appels démontrent de
manière éloquente qu’il est possible pour nos entreprises d’être
compétitives sur le marché international en utilisant simplement leurs
points forts.
Performance management s’efforcera à son tour d’utiliser ses points forts pour s’inscrire durablement dans la performance.








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