mercredi 28 décembre 2011

S’adapter

 
De la définition de la mondialisation je retiendrai celle de Martin Shaw (in négrologie de stephen Smith) : « incorporation, plus ou moins du monde entier en un système unique de relations d’autorité centré sur un ensemble unique d’institutions, un assemblage fort imparfaitement intégré d’institutions étatiques occidentales et onusiennes qui domine plus ou moins la société mondiale toute entière ». Ce concept nouveau pour caractériser l’ordre économique mondial actuel n’a rien de nouveau il s’agit simplement d’un glissement sémantique pour aseptiser, voire moderniser une très vieille réalité. 

Justement parlons de modernité.
Sommes nous capables de nous insérer dans cette « modernité universelle » ? Je pense que oui mais à la condition de partir de notre propre définition. Nous avons assimilé tous les produits matériels de la modernité : les moyens de transport, de communication, l’électricité, la mécanique l’électronique…au moins sur ce point nous confirmons l’universalité de l’humain. La véritable difficulté des organisations africaines (Etats-entreprises-administrations…) réside dans leur incapacité, j’allais dire congénitale à inventer une modernité ouverte et performante à l’image des pays d’Asie. Je veux dire une modernité qui ne mettrait pas en péril nos valeurs culturelles cardinales parce que constitutives de notre bulding block. Autrement dit la conception archéologique de notre culture souvent faite de vagues souvenirs d’un passé mal maîtrisé doit être dépassée. Nous ne devons pas être prisonniers de notre altérité, au contraire elle doit être une modalité fondamentale dans la reformulation du modèle de développement de nos organisations. 

La victimisation historico-politique a souvent été un paravent pour cacher nos tares de plus elle s’est toujours inscrite de manière permanente dans l’ordre du justificatif, notre génération doit être celle de la rupture, celle qui doit tracer la matrice du développement du continent. 
Au Sénégal la pratique montre que nos managers économiques même politiques essaient toujours d’améliorer les points faibles  au lieu d’utiliser les points forts comme rampe de développement. Aux Etats unis, société de l’hyperspécialisation par excellence, chacun développe ses points forts, le résultat est là. 

Notre environnement est certes envahi de contraintes, mais nous disposons de gisements d’opportunités inexploités, les centres d’appels démontrent de manière éloquente qu’il est possible pour nos entreprises d’être compétitives sur le marché international en utilisant simplement leurs points forts. 

Performance management s’efforcera à son tour d’utiliser ses points forts pour s’inscrire durablement dans la performance. 

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