mercredi 28 décembre 2011

Théorie du réel

  Je n’ai jamais été un grand consommateur  de théories d’où qu’elles viennent, déjà étudiant la rhétorique gauchiste  me laissait de marbre alors que je faisais bénéficier au libéralisme plus de Compréhension du simple fait qu’il laissait entrevoir une perspective d’exaltation individuelle. De cette liberté manifeste, ce dernier paraissait avec mes yeux d’alors plus ancrer sur le réel.
archivesperfperso551.jpgDepuis beaucoup de théories ont coulé de l’atlantique à l'Oural, comme dirait le théoricien de la participation à la Française.
De l’indépendance à nos jours, bien que poussifs à sortir d’un chemin tracé par les autres nous sommes passés d’un État gérant à un État dessaisi, s’il est vrai que les raisons invoquées pour exécuter ce saut sont largement acceptables, il reste que ce passage a surtout été marqué par l’impréparation de notre environnement économique.
Il n’existe pas encore à ma connaissance de pays ayant réussi le passage de sous développé à développé par l’investissement privé étranger en l’absence d’un État doté d’une vision stratégique très claire, d’un État fort et discipliné.
La chine, l’Inde, Maurice, Tunisie, Afrique du sud…disposent d’un cadre logique en matière d’investissements étrangers. Bien qu’ayant chacun son propre modèle, mais une constante demeure : les capitaux étrangers accompagnent le secteur privé national, dans un but bien précis : favoriser une autonomie financière et technologique au secteur privé local.
Le développement ne peut se faire de l’extérieur, donc l’ État doit participer à l’émergence d’un secteur privé national fort. Il est nécessaire d’avoir dans chaque secteur d’activité des « champions » ayant une masse critique capable de réaliser des investissements structurants seuls ou avec les investisseurs étrangers. Il est inconcevable que l’exploitation du fer, de l’or, des phosphates…, se fasse sans une bonne présence des nationaux. J’accepte de prêter volontier le flanc à mes contradicteurs car la réplique tient de la caractéristique la plus remarquable de notre économie « le privé sénégalais est faible ». Cette logique a malheureusement sous-tendu beaucoup de privatisations qui n’ont finalement fait que remplacer le monopole du public par un autre monopole privé étranger, voir du semi-privé suivez mon regard !
C’est justement l’occasion de les renforcer en valorisant un ticket d’entrée, une sorte de good win.
L’affairisme est la maladie infantile du libéralisme, car il est souvent dénué de toute logique de progrès collectif, bien au contraire il reste cramponner aux intérêts d’une classe ( Je me surprend à parler comme mes amis cocos. Quoi que sur ce coup le partage de cette facilité sémantique  implique implicitement une solidarité dans l’analyse théorique ).
Ceci dit, les arguments de pierres des ambulants démontrent encore s’il en était besoin de l’écart entre le concret invisible et l’abstrait pratique.
Baye Ibrahima DIAGNE

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