Je n’ai jamais été un grand consommateur de théories d’où qu’elles viennent, déjà étudiant la rhétorique gauchiste me
laissait de marbre alors que je faisais bénéficier au libéralisme plus
de Compréhension du simple fait qu’il laissait entrevoir une perspective
d’exaltation individuelle. De cette liberté manifeste, ce dernier
paraissait avec mes yeux d’alors plus ancrer sur le réel.
Depuis beaucoup de théories ont coulé de l’atlantique à l'Oural, comme dirait le théoricien de la participation à la Française.
De
l’indépendance à nos jours, bien que poussifs à sortir d’un chemin
tracé par les autres nous sommes passés d’un État gérant à un État
dessaisi, s’il est vrai que les raisons invoquées pour exécuter ce saut
sont largement acceptables, il reste que ce passage a surtout été marqué
par l’impréparation de notre environnement économique.
Il
n’existe pas encore à ma connaissance de pays ayant réussi le passage
de sous développé à développé par l’investissement privé étranger en
l’absence d’un État doté d’une vision stratégique très claire, d’un État
fort et discipliné.
La
chine, l’Inde, Maurice, Tunisie, Afrique du sud…disposent d’un cadre
logique en matière d’investissements étrangers. Bien qu’ayant chacun son
propre modèle, mais une constante demeure : les capitaux étrangers
accompagnent le secteur privé national, dans un but bien précis :
favoriser une autonomie financière et technologique au secteur privé
local.
Le
développement ne peut se faire de l’extérieur, donc l’ État doit
participer à l’émergence d’un secteur privé national fort. Il est
nécessaire d’avoir dans chaque secteur d’activité des « champions »
ayant une masse critique capable de réaliser des investissements
structurants seuls ou avec les investisseurs étrangers. Il est
inconcevable que l’exploitation du fer, de l’or, des phosphates…, se
fasse sans une bonne présence des nationaux. J’accepte de prêter
volontier le flanc à mes contradicteurs car la réplique tient de la
caractéristique la plus remarquable de notre économie « le privé
sénégalais est faible ». Cette logique a malheureusement sous-tendu
beaucoup de privatisations qui n’ont finalement fait que remplacer le
monopole du public par un autre monopole privé étranger, voir du
semi-privé suivez mon regard !
C’est justement l’occasion de les renforcer en valorisant un ticket d’entrée, une sorte de good win.
L’affairisme
est la maladie infantile du libéralisme, car il est souvent dénué de
toute logique de progrès collectif, bien au contraire il reste
cramponner aux intérêts d’une classe ( Je me surprend à parler comme mes
amis cocos. Quoi que sur ce coup le partage de cette facilité
sémantique implique implicitement une solidarité dans l’analyse théorique ).
Ceci
dit, les arguments de pierres des ambulants démontrent encore s’il en
était besoin de l’écart entre le concret invisible et l’abstrait
pratique.
Baye Ibrahima DIAGNE






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