
Au
pays de « gouy » le baobab, tous les jeunes sont sous l’ombre de cet
arbre mythique entrain de boire le thé national du matin au soir. Il y a
longtemps ce rituel était appelé les trois normaux, aujourd’hui ce sont
les deux normaux. L’inflation de
la DQ est passée par là. Docteur Xuly le réputé spécialiste des maladies
aux contours mal définis ne pouvait plus supporter cette horde de
jeunes erratiques, non pas parce qu’il avait un grain de pitié pour ces
derniers, mais il craignait les effets collatéraux de
l’explosion de cette bombe humaine pour son royaume. Il décida alors de
convoquer le conseil royal, dénommé le CPI ( Conseil des Promesses
Irréalisables) en prenant la précaution de définir him self le
thème de cet rencontre « SOIGNER LES MAUX PAR DES MOTS ». Ce fut un
festival féerique de mots : grands travaux, tourisme, auto emploi, tout y
passe. Et ceci, s’il vous plaît en une seule année, pour les jeunes
habitant uniquement la périphérie de Dakar.
Nous sommes
vraiment les meilleurs, il faudrait qu’on envisage sérieusement de
commercialiser notre baguette magique au reste du monde, ça fera
toujours quelques emplois en sus.
Sur
la terre ferme les emplois ne se décrètent pas, ils se construisent
avec une vision stratégique pertinente. Tout d’abord, un pays qui
souffre de l’inexistence de statistiques fiables sur le marché de
l’emploi signifie simplement que l’emploi n’est pas partie intégrante de
ses axes stratégiques. Il paraît qu’une enquête à ce sujet va être
réalisée dans la grande banlieue, c’est déjà pas mal. On peut déjà
présager des résultats : le nombre de chômeurs, leur âge,
qualifications….Même avec un traitement social l’économie Sénégalaise ne
peut sécréter dix mille emplois pour la banlieue de Dakar en une année.
Il faut d’abord créer des entreprises pour créer des emplois. Celles
qui existent déjà ne peuvent augmenter leurs effectifs s’il n’ont pas de
raisons objectives de le faire. L’auto emploi a démontré ses limites,
depuis l’opération « maîtrisards » jusqu’aux divers fonds de promotion,
d’insertion le résultat reste le même.
C’est dire l’impérieuse nécessité pour notre pays de définir une politique, et il en existe que deux principales : les politiques actives, qui cherchent à accroître le niveau de l’emploi dans l’économie, et les politiques passives
dont l’objectif est de rendre le chômage supportable (« traitement
social du chômage »), avec la volonté de ne pas accroître la demande de
travail.
Posons-nous
d’abord la question de la pertinence géographique, économique et des
représentations sociales ( les formes sociales de légitimation de la
politiques d’emploi, la nature et le degré d’engagement des acteurs
sociaux.) de la banlieue en tant que lieu de vie.
Enfin j’arrête ma théorie, mais j’aimerai que l’on soit plus sérieux dans notre pays, tout le monde sait que les mauvaises questions n’auront que de mauvaises réponses.







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