mercredi 28 décembre 2011

Restore hope


  Au pays de « gouy » le baobab, tous les jeunes sont sous l’ombre de cet arbre mythique entrain de boire le thé national du matin au soir. Il y a longtemps ce rituel était appelé les trois normaux, aujourd’hui ce sont les deux normaux. L’inflation de


la DQ est passée par là. Docteur Xuly le réputé spécialiste des maladies aux contours mal définis ne pouvait plus supporter cette horde de jeunes erratiques, non pas parce qu’il avait un grain de pitié pour ces derniers, mais il craignait  les effets collatéraux de l’explosion de cette bombe humaine pour son royaume. Il décida alors de convoquer le conseil royal, dénommé le CPI ( Conseil des Promesses Irréalisables) en prenant la précaution de définir him self  le thème de cet rencontre « SOIGNER LES MAUX PAR DES MOTS ». Ce fut un festival féerique de mots : grands travaux, tourisme, auto emploi, tout y passe. Et ceci, s’il vous plaît en une seule année, pour les jeunes habitant uniquement la périphérie  de Dakar.

Nous sommes vraiment les meilleurs, il faudrait qu’on envisage sérieusement de commercialiser notre baguette magique au reste du monde, ça fera toujours quelques emplois en sus.
Sur la terre ferme les emplois ne se décrètent pas, ils se construisent avec une vision stratégique pertinente. Tout d’abord, un pays qui souffre de l’inexistence de statistiques fiables sur le marché de l’emploi signifie simplement que l’emploi n’est pas partie intégrante de ses axes stratégiques. Il paraît qu’une enquête à ce sujet va être réalisée dans la grande banlieue, c’est déjà pas mal. On peut déjà présager des résultats : le nombre de chômeurs, leur âge, qualifications….Même avec un traitement social l’économie Sénégalaise ne peut sécréter dix mille emplois pour la banlieue de Dakar en une année. Il faut d’abord créer des entreprises pour créer des emplois. Celles qui existent déjà ne peuvent augmenter leurs effectifs s’il n’ont pas de raisons objectives de le faire. L’auto emploi a démontré ses limites, depuis l’opération « maîtrisards » jusqu’aux divers fonds de promotion, d’insertion le résultat reste le même.
C’est dire l’impérieuse nécessité pour notre pays de définir une politique, et il en existe que deux principales : les politiques actives, qui cherchent à accroître le niveau de l’emploi dans l’économie, et les politiques passives dont l’objectif est de rendre le chômage supportable (« traitement social du chômage »), avec la volonté de ne pas accroître la demande de travail.
Posons-nous d’abord la question de la pertinence géographique, économique et des représentations sociales ( les formes sociales de légitimation de la politiques d’emploi, la nature et le degré d’engagement des acteurs sociaux.) de la banlieue en tant que lieu de vie.
Enfin j’arrête ma théorie, mais j’aimerai que  l’on soit plus sérieux dans notre pays, tout le monde sait que les mauvaises questions n’auront que de mauvaises réponses.
                                             

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