Remercions
le ciel de ce tte pétroleuse de crise, car dans les normes d’un pays
normal, un tel évènement doit être une formidable opportunité
d’ajustements socio-économiques. Malheureusement, encore une fois le
plaisir que procure la magie du verbe mielleux va l’emporter sur
l’incontournable exigence de rigueur et de réalisme dans toute action de
développement. GOANA.GOANA !!!
Le Japon offre 5 000 T de riz au Sénégal. Cette litanie que nous entendons depuis bientôt un demi-siècle renferme
en elle-même toute la tragédie de notre peuple, de notre race, de notre
continent. L’homme noir dans les quatre coin du monde est méprisé,
déshumanisé, Non pas parce qu’il n’est pas un homme, mais parce qu’il
renvoie à l’Afrique.
Monsieur
le président nous sommes d’une génération qui n’a plus envie de tendre
la main pour quelque raison que ce soit, même pas sous le prétexte
fallacieux de la fausse urgence ou de catastrophe naturel.
Savez-vous que dans la constitution indienne il est expressément interdit à l’Etat, à fortiori de
son chef de recevoir de l’aide d’un pays étranger. Je ne sais pas vous,
mais moi l’aide m’humilie au plus profond de ma dignité d’homme. Qu’on
me démontre si l’indien, le Japonais, le français a une matière grise
qui pèse plus de 1350g avec cent milliards de neurones en moyenne.
Revenons à
l’Inde, indépendante en 1947 soit 13 ans avant nous, un des pays qui
avait le plus grand nombre de pauvres au monde ( plusieurs centaines de
millions ). Aujourd’hui sur les 10 personnes les plus riches au monde 4
sont indiens. Il
y a quelques semaines, le groupe indien Tata a racheté Jaguar et Land
Rover à Ford. Selon la banque Goldman Sachs, l’Inde sera en 2035 la
troisième économie du monde. Mittal
Steel absorbe Arcelor en juillet 2006, Vijay Mallya patron de Kingfisher
rachète et fonde une nouvelle écurie de formule 1 “Force India”. Tata
Motors, premier constructeur indien de camions et d’autocars, dévoile
la Nano, l’automobile la moins chère du monde, à 2.500 dollars (1.600 euros).
la Nano, l’automobile la moins chère du monde, à 2.500 dollars (1.600 euros).
Aujourd’hui, Tata est le plus grand conglomérat Indien :
• 98 sociétés (thé, sel, acier, chimie, sidérurgie, télécommunications, informatique, services financiers…).
• un chiffre d’affaire de plus 28,8 milliards de dollars
• représente 3,2% du PIB indien
• 290 000 salariés
• le groupe est détenu à 60% par des associations caritatives.
• beaucoup de grandes entreprises indiennes (publiques ou privées) sont souvent contrôlées et/ou détenues par des familles. Ici la famille Tata depuis sa création.
Le groupe Tata, modèle de la réussite capitaliste à l’indienne à été créé il y a un siècle et demi. « Les indiens portent des montres Tata, boivent du thé Tata, téléphonent avec le portable Tata et prennent des bus Tata ».
La diaspora
indienne, forte de 25 millions de personnes, installées dans 130 pays
est très souvent aisée. Très tôt, l’Inde a compris l’importance
stratégique de cette population, et commence à partir des années 1970, à
définir, compter, puis enfin mettre tout en place pour « chouchouter »
cette « Indiaspora ». • 98 sociétés (thé, sel, acier, chimie, sidérurgie, télécommunications, informatique, services financiers…).
• un chiffre d’affaire de plus 28,8 milliards de dollars
• représente 3,2% du PIB indien
• 290 000 salariés
• le groupe est détenu à 60% par des associations caritatives.
• beaucoup de grandes entreprises indiennes (publiques ou privées) sont souvent contrôlées et/ou détenues par des familles. Ici la famille Tata depuis sa création.
Le groupe Tata, modèle de la réussite capitaliste à l’indienne à été créé il y a un siècle et demi. « Les indiens portent des montres Tata, boivent du thé Tata, téléphonent avec le portable Tata et prennent des bus Tata ».
Dans le discours officiel cette
diaspora se divise en « People of Indian Origin », personnes d’origine
indienne et « Non Resident Indian », indiens non residents. Autrement
dit, même les descendants des immigrés de 1ère génération, de 2ème
génération et mêmes ceux d’après sont comptés en tant qu’Indiens. Une
ambassade, une fête, plusieurs cérémonies sont consacrées aux relations
entre ces migrants et leur pays d’origine. L’Inde a donc structuré sa
diaspora pour la mettre face à ses responsabilités, et la mettre à
contribution pour le développement du pays. Par exemple, il est reconnu
aujourd’hui que le rôle des indiens travaillant à
la Silicon Valley a été déterminant dans le développement du secteur des logiciels, et des nouvelles technologies en Inde.
la Silicon Valley a été déterminant dans le développement du secteur des logiciels, et des nouvelles technologies en Inde.
New Delhi instaure en 2003 une législation permettant aux Indiens de l’étranger de vivre, de travailler et d’investir dans leurs pays d’origine,
sans préalablement requérir de visas ou de permis de travail. Une
disposition qui a eu pour conséquence rapide un drainage de cerveaux
imprévu et étonnant. De nombreux indo-américains et indo-européens,
surtout les diplômés, sont revenus ou ont découvert leurs racines et
leur pays. L’Inde a donc eu et continue à avoir cette habileté
indispensable, qui manque généralement aux pays africains et qui est de
savoir fédérer puis utiliser les compétences des nationaux et celles des
migrants. Voilà l’une des clés des success stories indiennes.
L’india
formula n’est ni fumeuse, pétroleuse, elle est simple mais elle
marche : indiaspora+capitalisme familial. A preuve W. Mart et Carrefour
les leaders mondiaux de la grande distribution ont déployé des efforts
incommensurables pour pénétrer l’immense marché indiens de 1.1 milliards
d’individus. Les autorités indiennes ont dit niet pour la bonne et
simple raison que le commerce en inde repose sur un système familial qu’ils ne sont pas prêts de détruire.






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